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Procès Katumbi : Moise Katumbi et son frère Abraham hospitalisés (Photos)

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Diagnostic :Moise souffre de douleurs au cou et aux côtes conséquences de brutalités policières . Abraham son frère,est blessé et a le nez cassé. ( photo du frère de Moise )

La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi. L’opposant a également été “brutalisé”, selon sa défense, qui indique que le candidat à la présidentielle a été hospitalisé.

 

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À proximité du palais de justice de Lubumbashi, la police a tiré vendredi 13 mai des gaz lacrymogènes afin de disperser la foule venue soutenir Moïse Katumbi, convoqué pour une audition pour la troisième fois cette semaine.

À l’intérieur du bâtiment, les forces de l’ordre s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir plaider pro deo (gratuitement) pour Moïse Katumbi. « Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête, a déclaré l’un d’eux à l’AFP, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

Ils ont « tenté de l’étrangler »

Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, Moïse Katumbi est entré au palais de justice vers 12 heures 5 (10 heures 5 TU tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

« Mais l’audience n’a pas pu avoir lieu parce que Moïse Katumbi a été agressé par les forces de l’ordre à quelque 500 mètres du parquet », a expliqué à Jeune Afrique Me Georges Kapiamba, l’un des avocats du candidat déclaré à la présidentielle.

À l’en croire, « des policiers ont d’abord jeté des projectiles sur le véhicule de Moïse Katumbi », avant de forcer les passagers à sortir. « Notre client a été brutalisé : ils lui ont roulé des coups et tenté de l’étrangler », dénonce Me Georges Kapiamba.

Des proches de Moïse Katumbi – son grand-frère Abraham et le député Charles Mwando Nsimba notamment – ont été légèrement blessés, selon des témoins sur place.

Report de l’audience à une date  ultérieure

Pour la défense, « Moïse Katumbi ne se trouvait plus dans un état physique et psychologique capable de lui permettre de subir un interrogatoire ».

C’est pourquoi il a demandé le report de l’audience. Mais le parquet n’a pas communiqué la date du prochain interrogatoire. En attendant, Moïse Katumbi a été hospitalisé dans un centre médical à Lubumbashi. « Il est toujours sous observation », selon son avocat.

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Lubumbashi : Le frère de Moise Katumbi ” Abraham” blessé et le bus de Moise caillassé (Vidéo)

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RDC – Le frère de Moise Katumbi répondant au nom d’Abraham blessé par la police. A la place de la poste, le bus de Katumbi a été frappé par une pierre. (Source : Diaspora Katangaise)

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L’ancien Gouverneur de la Province du Katanga, Moïse Katumbi, a été auditionné pour la seconde fois à la Cour d’Appel de Lubumbashi.

Il est réparti, comme lundi dernier, tranquillement pour passer la nuit dans sa résidence. Au total, il y aurait  passé 6 heures d’audition. Aux dernières nouvelles, il serait appelé à y revenir, pour la troisième audition,  ce vendredi 13 mai 2016.

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La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi. L’opposant a également été “brutalisé”, selon sa défense, qui indique que le candidat à la présidentielle a été hospitalisé.

 

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À proximité du palais de justice de Lubumbashi, la police a tiré vendredi 13 mai des gaz lacrymogènes afin de disperser la foule venue soutenir Moïse Katumbi, convoqué pour une audition pour la troisième fois cette semaine.

À l’intérieur du bâtiment, les forces de l’ordre s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir plaider pro deo(gratuitement) pour Moïse Katumbi. « Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête, a déclaré l’un d’eux à l’AFP, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

Ils ont « tenté de l’étrangler »

Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, Moïse Katumbi est entré au palais de justice vers 12 heures 5 (10 heures 5 TU tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

« Mais l’audience n’a pas pu avoir lieu parce que Moïse Katumbi a été agressé par les forces de l’ordre à quelque 500 mètres du parquet », a expliqué à Jeune Afrique Me Georges Kapiamba, l’un des avocats du candidat déclaré à la présidentielle.

À l’en croire, « des policiers ont d’abord jeté des projectiles sur le véhicule de Moïse Katumbi », avant de forcer les passagers à sortir. « Notre client a été brutalisé : ils lui ont roulé des coups et tenté de l’étrangler », dénonce Me Georges Kapiamba.

Des proches de Moïse Katumbi – son grand-frère Abraham et le député Charles Mwando Nsimba notamment – ont été légèrement blessés, selon des témoins sur place.

Report de l’audience à une date  ultérieure

Pour la défense, « Moïse Katumbi ne se trouvait plus dans un état physique et psychologique capable de lui permettre de subir un interrogatoire ».

C’est pourquoi il a demandé le report de l’audience. Mais le parquet n’a pas communiqué la date du prochain interrogatoire. En attendant, Moïse Katumbi a été hospitalisé dans un centre médical à Lubumbashi. « Il est toujours sous observation », selon son avocat.

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RDC : Pourquoi Moïse Katumbi fait-il peur à…

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A  l’approche imminente de la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC) et de la passation du pouvoir en décembre 2016 au nouveau président élu, les prétendants à la succession fourbissent leurs armes et se bousculent au portillon en vue d’une bataille politique attendue avec impatience, théoriquement,  le 27 novembre 2016. C’est en prévision de cette bataille politique que l’ancien gouverneur de la riche province du Katanga, Moïse Katumbi a annoncé officiellement,  le mercredi 4 mai 2016, soit six mois plus tôt que prévu, sa candidature à l’élection présidentielle en RDC.

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Le porte-parole du gouvernement congolais qui opine que « le créateur ne peut pas avoir peur de la créature… Joseph Kabila ne peut avoir peur de Katumbi qu’il a fabriqué de ses mains et à qui il a donné tous les moyens pour qu’il rayonne aujourd’hui », a estimé que cette annonce était prématurée, dans la mesure où les règles de jeu ne seraient pas encore fixées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui ne dispose pas jusqu’à présent,  d’un fichier électoral fiable, ni d’un calendrier aussi prévisible que possible.

Election dans le délai constitutionnel est-ce possible?

Aucun observateur sérieux de la politique congolaise ne peut s’avancer sur une telle affirmation. Ce qui est sûr et certain est que la classe politique congolaise, toutes  tendances confondues, mais également,  la communauté internationale qui apporte son soutien financier, sont toutes conscientes que même avec toutes les bonnes volontés du monde, il est techniquement et matériellement improbable d’organiser de  bonnes élections présidentielles justes, transparentes et apaisées dans le temps qui  nous reste.

En plus du temps matériel qui ferait défaut pour organiser les élections dans le délai prévu, il y a ce que j’appelle « un vrai faux problème du futur politique de Joseph Kabila » qui, depuis plus d’année, anime le débat politique en RDC. Comme si la Constitution était muette à ce sujet, il est difficile de mettre fin au débat sur la candidature de Joseph Kabila et à l’inquiétude que cela suscite auprès de l’opinion publique congolaise qui se demande si le président sortant allait se représenter pour un troisième mandat, en violation de la Constitution; lui qui totalise déjà 15 ans d’exercice du pouvoir.

En effet, même si l’intéressé ne s’est jamais prononcé ouvertement à ce sujet, il y a des signes qui ne trompent pas. Tous ceux, y compris dans sa famille politique, qui s’opposent publiquement à son éventuel troisième mandat savent pertinemment bien ce qui les attend. L’exemple le plus patent est celui des  responsables de  sept partis politiques de la majorité présidentielle, du groupe  dénommé « G7 », signataires de la lettre adressée au président Kabila en septembre 2015. Ils ont tous été révoqués  dans les différentes fonctions qu’ils occupaient au sein du gouvernement, dans les entreprises publiques et au sein du Parlement. Ce qui, bien évidemment, conforte les pressentiments de ceux qui soupçonnent le président Kabila de vouloir s’accrocher absolument au pouvoir au-delà du délai constitutionnel. Son mutisme à ce sujet nourrit,  à la fois,  la crainte, la méfiance et l’intransigeance de la classe politique, et débouche finalement sur une crise politique qui ne dit pas son nom, mais qui paralyse pratiquement toute organisation apaisée de prochaines élections présidentielles et législatives.

Pour clarifier,  une fois pour toutes,  cette situation et trouver un compromis nécessaire aux préoccupations majeures des uns et des autres, qui minent le processus électoral, la communauté internationale et une frange majoritaire de la classe politique congolaise ont appelé vivement au dialogue politique pour baliser le processus électoral et tenir le scrutin présidentiel crédible et apaisé. Mais,  force est de constater que depuis sa désignation, bientôt deux mois passés, comme médiateur international par l’Union africaine, avec le soutien des Nations Unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie, pour lancer le processus de dialogue politique, le Togolais Edem Kodjo ne parvient,  visiblement pas,  à nager convenablement dans le marigot congolais plein de  caïmans. M. Kodjo peine à constituer le bureau du comité préparatoire de ce forum, alors que les jours qui restent avant les élections se comptent sur le bout de  doigts.

Avec un tel retard, on se demande si le diplomate togolais va-t-il réellement tenir sa parole? Lui qui, dans une des  ses déclarations, s’était engagé à respecter la Constitution de la RDC ainsi que les délais fixés pour l’élection présidentielle. Tout compte fait, aucun observateur averti ne pouvait s’en douter de l’issue catastrophique d’une telle manœuvre suspicieuse à la veille des échéances électorales importantes. Comme qui dirait « la diplomatie est la dentelle de l’hypocrisie».

Pourquoi Moïse Katumbi fait-il peur?

Le bilan de 15 ans au pouvoir de Joseph Kabila est loin d’être reluisant quand il s’agit de l’amélioration du vécu quotidien de la grande majorité de la population congolaise. Les différents gouvernements constitués n’ont certainement pas contribué à améliorer la situation du Congolais lambda. Il ne fait donc aucun doute que le candidat de la majorité présidentielle ait du mal à présenter des réalisations concrètes issues des promesses faites et des attentes légitimes du peuple congolais, tant sur le plan sécuritaire, économique que  social.

De plus, les prétendants à la magistrature suprême ont,  finalement,  compris que pour maximiser leur chance, advenant la candidature du président sortant, en violation de la Constitution, la seule alternative  pour l’opposition politique, dans une élection à tour unique, est celui de fédérer leurs forces autour de l’un d’entre eux qui réunit suffisamment d’atouts pour battre Joseph Kabila. En effet, une campagne présidentielle n’est pas qu’un bon programme, c’est un ballet complexe mettant en jeu simultanément plusieurs facteurs, dont les moyens financiers, matériels et humains. De plus, une bonne équipe de campagne est le premier élément essentiel sur lequel peut reposer une victoire.

A  cet effet et comme nous l’avions déjà écrit autrefois, Moïse Katumbi présente un avantage comparatif du fait qu’il dispose de  moyens matériels et financiers nécessaires pour mener une campagne électorale sur l’ensemble du territoire congolais, grand comme un continent, sans infrastructures de transport. A  titre d’exemple malheureux, aux élections de 2006 et 2011, la plupart des candidats ont fait campagne seulement à Kinshasa et dans leurs provinces respectives, faute de moyen de transport pour couvrir l’ensemble du territoire national.

Un autre fait est la popularité de M. Katumbi qui faisait certainement peur à Joseph Kabila même pendant qu’il était gouverneur de la province du Katanga. Le capital de sympathie dont jouit Moïse Katumbi auprès de la population congolaise et,  particulièrement,  de la jeunesse congolaise n’est pas dû à sa fortune, mais bien à son engagement sportif. En effet, on a beau dire que le sport n’a rien à avoir avec la politique, il reste que le sport n’est pas qu’un jeu, c’est un enjeu. Patron d’un grand club de football africain qui fait la fierté du Congo, Moïse Katumbi peut bien se servir encore des exploits sportifs de son équipe de football comme étalon de success-story pour courtiser l’électorat jeune, un groupe d’électeurs le plus nombreux en RDC. Ceux qui pensent que sport et politique ne se mélangent pas,  font de l’aveuglement volontaire.

Enfin, la RDC n’étant pas n’importe quel pays d’Afrique, plusieurs groupes d’intérêts financiers ont un regard intéressé sur ce qui se passe dans ce pays. Ces groupes d’intérêts ont des relais dans les arcanes du pouvoir politique de leurs pays. Ceci dit, il est toujours nécessaire de savoir lire et comprendre tous les faits et gestes des partenaires internationaux et des puissants de ce monde en ce qui concerne les enjeux électoraux en RDC. Moïse Katumbi réussit bien au niveau intérieur à rassembler autour de lui plusieurs partis et regroupements politiques qui soutiennent sa candidature et constituent une force politique dans l’éventualité d’une candidature de Joseph Kabila. Sur le plan extérieur également, en lisant les médias internationaux qui sont souvent les portes voix de leur gouvernement, c’est une candidature qui attire l’attention. Mais,  M. Katumbi devrait approcher également des gens comme Noël Tshiani Muadiamvita et Freddy Matungulu qui connaissent bien les arcanes des institutions de Breton  Woods, pour l’aider à fignoler son programme économique afin de sortir ce pays, doté d’immenses richesses, de la pauvreté.

 

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RDC : la police encercle Moïse Katumbi au lendemain de l’annonce de sa candidature

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On ignore encore si l’élection présidentielle prévue fin novembre en RDC se tiendra dans les délais, mais la campagne, elle, a bel et bien commencé. En déclarant mercredi 4 mai au soir sa candidature, Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a crispé un peu plus la majorité présidentielle et certains pans de l’opposition. Si ses partisans attendaient depuis longtemps que leur champion sorte du bois et ont fêté l’annonce, les réactions sont naturellement plus mitigées de l’autre côté du spectre politique.

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« Prématuré, à mon avis », a ainsi lâché Félix Tshisekedi, pourtant proche de Moïse Katumbi. Les deux hommes s’étaient rencontrés à Paris en décembre 2015, pour évoquer une candidature commune. « Il est candidat pour quelles élections, et qui auront lieu à quelle date ?, s’interroge aujourd’hui le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Il faut d’abord s’assurer d’avoir un processus électoral crédible et à bonne date, avant de se jeter dans le bain. »

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La charrue avant les bœufs ?

Si Moise Katumbi s’est finalement prononcé, c’est pour desserrer l’étau du pouvoir alors que les forces de l’ordre ne cessent de réduire sa marge de manœuvre, soulignent plusieurs observateurs. Après l’avoir empêché de tenir un meeting le 24 avril, la police a encerclé le 5 mai sa résidence à Lubumbashi, faisant craindre une arrestation imminente, avant de se retirer sous pression des casques bleus de la Monusco qui avaient eux aussi pris position aux abords du domicile de l’ex-gouverneur du Katanga à sa demande.

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Si l’annonce de la candidature de Moïse Katumbi a pris de court une partie de l’opposition, les différends sur le rythme à tenir face au régime de Joseph Kabila et sa volonté de faire « glisser » le calendrier électoral ne sont pas nouveaux. En janvier, l’UDPS avait déjà jugé que Moïse Katumbi mettait la charrue avant les bœufs en plaidant pour des primaires au sein de l’opposition. Désormais, certains s’inquiètent. Le député Juvénal Munubo, de l’Union pour la nation congolaise (UNC), estime que la candidature déclarée de M. Katumbi pourrait « fragiliser » les efforts pour « pousser le pouvoir à accepter l’alternance de façon démocratique et apaisée ». Et l’élu du troisième parti d’opposition de poursuivre : « Le risque, c’est d’assister à la dispersion des opposants au lieu qu’ils unissent leurs énergies pour arracher le respect de la constitution. »

A l’inverse, le député Francis Kalombo, qui a participé à la naissance du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation du président Kabila, dont Moïse Katumbi a été l’un des cadres, juge que le moment opportun. Plus encore : le fait qu’il porte un « projet d’opposition commun » est une « très bonne chose pour la consolidation de la démocratie dans notre pays », assure l’élu, rallié à l’ex-gouverneur.

Un avis partagé par plusieurs autres plateformes de l’opposition (G7, Alternance pour la République, Collectif des Nationalistes), qui ont récemment désigné Moïse Katumbi comme leur candidat à la magistrature suprême. « On ne peut pluslaisser Joseph Kabila dicter l’agenda, insiste Delly Sesanga, député et président d’Alternance pour la République. Cette candidature permet de susciter le débat sur un projet, de travailler l’opinion publique. Si l’opposition ne parvient pas à semettre d’accord sur une candidature commune, les électeurs devront savoir quels choix s’offrent à eux. »

« Il est pris de panique »

Le 4 mai, la justice congolaise a annoncé qu’une enquête avait été ouverte sur la présence de « mercenaires » dans l’entourage de l’ex-homme d’affaires, lui imputant la préparation d’une « épreuve de force » pour faire prévaloir sa démarche. Quatre personnes ont été arrêtées, dont un ressortissant américain.

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Pour le ministre en charge des relations avec le Parlement, Tryphon Kin-Kiey, très hostile à l’homme fort de Lubumbashi, c’est la perspective de devoir s’expliquer qui a poussé Moïse Katumbi à « sortir du bois ». « Il se reproche quelque chose. On annonce des poursuites et le soir, il annonce sa candidature… C’est une fuite en avant ! Il est pris de panique, il a peur parce qu’il est assiégé. Il est le premier à se déclarer candidat pour une élection qui n’est même pas fixée… Il va faire comment ? Lui, il va organiser les élections sans la CENI [commission électorale nationale indépendante] ? »

« L’empêcher de parler, le coincer, l’étouffer »

Moïse Katumbi a démenti la formation de milices que lui imputaient des responsables et des médias. L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa semble lui donner raison. Dans un communiqué envoyé à la presse jeudi 5 mai, elle se dit« profondément préoccupée » par les « fausses allégations » prononcées la veille par le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba. Contredisant le ministre, l’ambassade affirme que le citoyen américain arrêté « n’était pas armé » et que« les allégations selon lesquelles il était impliqué dans des activités mercenaires sont fausses ». « Il travaille dans une société privée américaine qui fournit des services de consultation à des clients à travers le monde entier », précise le communiqué.


Pour l’instant, Moïse Katumbi persiste et signe. « Quoi qu’il arrive, je maintiens ma candidature (…). La démocratie gagnera », a-t-il tweeté, tout en déclarant à l’AFP qu’il avait sollicité la protection de l’ONU. Mais pour Timothée Mbuya, président de L’ONG Justicia, le pire est peut-être à venir. « On peut s’attendre à des faux témoignages, dit-il à propos de l’enquête sur les « mercenaires » arrêtés. Mais plus que l’emmener en justice, il semble que le pouvoir veuille à tout prix le maîtriser, l’empêcher de parler, le coincer, l’étouffer pour qu’il comprenne qu’il est indésirable, et qu’il ferait mieux d’aller en exil. »

 

Source :lemonde.fr