Tag Archives: MOISE KATUMBI

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Francis Kalombo : “Je ne croyais pas que Kabila pouvait envoyer des militaires pour Tuer…

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Francis Kalombo, député congolais qui a quitté le parti du président Joseph Kabila, n’y va pas par quatre chemins. Alors que la situation reste tendue au Congo, il appelle la Belgique à prendre ses responsabilités. “La Belgique a été la première à se mettre debout pour soutenir le président Kabila en 2001. (…) La Belgique porte une responsabilité historique et la Belgique doit agir aujourd’hui afin de remettre les Congolais sur les rails.” Lire la vidéo ci – dessous :

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RDC: Franck Diongo n’est pas mort mais Transferé d’urgence à l’Hôpital après avoir été Sauvagement Tabassé par les Agents de Kabila

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Kinshasa 22 décembre 2012 : Franck Diongo n’est pas mort. Le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) est certes admis aux urgences à la clinique Ngaliema, mais sa vie ne serait pas en danger a affirmé , l’un de ses gardes du corps trouvé sur place ce jeudi 22 décembre aux environs de 11 heures.

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Moise Katumbi : Interdiction de diffuser les matches du TP Mazembe à la Chaine nationale RTNC ?

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Moise Katumbi : Interdiction de diffuser les matches du TP Mazembe à la Chaine nationale RTNC ?

La télévision nationale a fait un black out sur les matches du TP Mazembe. La Rtnc a levé l’option, toute honte bue, de ne plus diffuser les matches des corbeaux sur ses antennes. Pourtant, l’état congolais s’est acquitté de ses obligations vis-à-vis de la Confédération africaine de football.

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Procès Katumbi : Moise Katumbi et son frère Abraham hospitalisés (Photos)

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Diagnostic :Moise souffre de douleurs au cou et aux côtes conséquences de brutalités policières . Abraham son frère,est blessé et a le nez cassé. ( photo du frère de Moise )

La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi. L’opposant a également été “brutalisé”, selon sa défense, qui indique que le candidat à la présidentielle a été hospitalisé.

 

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À proximité du palais de justice de Lubumbashi, la police a tiré vendredi 13 mai des gaz lacrymogènes afin de disperser la foule venue soutenir Moïse Katumbi, convoqué pour une audition pour la troisième fois cette semaine.

À l’intérieur du bâtiment, les forces de l’ordre s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir plaider pro deo (gratuitement) pour Moïse Katumbi. « Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête, a déclaré l’un d’eux à l’AFP, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

Ils ont « tenté de l’étrangler »

Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, Moïse Katumbi est entré au palais de justice vers 12 heures 5 (10 heures 5 TU tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

« Mais l’audience n’a pas pu avoir lieu parce que Moïse Katumbi a été agressé par les forces de l’ordre à quelque 500 mètres du parquet », a expliqué à Jeune Afrique Me Georges Kapiamba, l’un des avocats du candidat déclaré à la présidentielle.

À l’en croire, « des policiers ont d’abord jeté des projectiles sur le véhicule de Moïse Katumbi », avant de forcer les passagers à sortir. « Notre client a été brutalisé : ils lui ont roulé des coups et tenté de l’étrangler », dénonce Me Georges Kapiamba.

Des proches de Moïse Katumbi – son grand-frère Abraham et le député Charles Mwando Nsimba notamment – ont été légèrement blessés, selon des témoins sur place.

Report de l’audience à une date  ultérieure

Pour la défense, « Moïse Katumbi ne se trouvait plus dans un état physique et psychologique capable de lui permettre de subir un interrogatoire ».

C’est pourquoi il a demandé le report de l’audience. Mais le parquet n’a pas communiqué la date du prochain interrogatoire. En attendant, Moïse Katumbi a été hospitalisé dans un centre médical à Lubumbashi. « Il est toujours sous observation », selon son avocat.

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Lubumbashi : Le frère de Moise Katumbi ” Abraham” blessé et le bus de Moise caillassé (Vidéo)

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RDC – Le frère de Moise Katumbi répondant au nom d’Abraham blessé par la police. A la place de la poste, le bus de Katumbi a été frappé par une pierre. (Source : Diaspora Katangaise)

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L’ancien Gouverneur de la Province du Katanga, Moïse Katumbi, a été auditionné pour la seconde fois à la Cour d’Appel de Lubumbashi.

Il est réparti, comme lundi dernier, tranquillement pour passer la nuit dans sa résidence. Au total, il y aurait  passé 6 heures d’audition. Aux dernières nouvelles, il serait appelé à y revenir, pour la troisième audition,  ce vendredi 13 mai 2016.

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La police congolaise a refoulé vendredi à la mi-journée plusieurs milliers de partisans de Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi. L’opposant a également été “brutalisé”, selon sa défense, qui indique que le candidat à la présidentielle a été hospitalisé.

 

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À proximité du palais de justice de Lubumbashi, la police a tiré vendredi 13 mai des gaz lacrymogènes afin de disperser la foule venue soutenir Moïse Katumbi, convoqué pour une audition pour la troisième fois cette semaine.

À l’intérieur du bâtiment, les forces de l’ordre s’employaient à chasser des dizaines d’avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir plaider pro deo(gratuitement) pour Moïse Katumbi. « Nous voulons plaider pro deo en faveur de M. Katumbi et de toutes les autres personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête, a déclaré l’un d’eux à l’AFP, Me Hubert Tshiswaka, peu avant que la police ne les boute hors du palais en dispensant des coups de matraque.

Ils ont « tenté de l’étrangler »

Pour sa troisième journée d’audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, Moïse Katumbi est entré au palais de justice vers 12 heures 5 (10 heures 5 TU tout de blanc vêtu – comme lors de ses auditions de lundi et mercredi – visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille.

« Mais l’audience n’a pas pu avoir lieu parce que Moïse Katumbi a été agressé par les forces de l’ordre à quelque 500 mètres du parquet », a expliqué à Jeune Afrique Me Georges Kapiamba, l’un des avocats du candidat déclaré à la présidentielle.

À l’en croire, « des policiers ont d’abord jeté des projectiles sur le véhicule de Moïse Katumbi », avant de forcer les passagers à sortir. « Notre client a été brutalisé : ils lui ont roulé des coups et tenté de l’étrangler », dénonce Me Georges Kapiamba.

Des proches de Moïse Katumbi – son grand-frère Abraham et le député Charles Mwando Nsimba notamment – ont été légèrement blessés, selon des témoins sur place.

Report de l’audience à une date  ultérieure

Pour la défense, « Moïse Katumbi ne se trouvait plus dans un état physique et psychologique capable de lui permettre de subir un interrogatoire ».

C’est pourquoi il a demandé le report de l’audience. Mais le parquet n’a pas communiqué la date du prochain interrogatoire. En attendant, Moïse Katumbi a été hospitalisé dans un centre médical à Lubumbashi. « Il est toujours sous observation », selon son avocat.

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RDC : Pourquoi Moïse Katumbi fait-il peur à…

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A  l’approche imminente de la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC) et de la passation du pouvoir en décembre 2016 au nouveau président élu, les prétendants à la succession fourbissent leurs armes et se bousculent au portillon en vue d’une bataille politique attendue avec impatience, théoriquement,  le 27 novembre 2016. C’est en prévision de cette bataille politique que l’ancien gouverneur de la riche province du Katanga, Moïse Katumbi a annoncé officiellement,  le mercredi 4 mai 2016, soit six mois plus tôt que prévu, sa candidature à l’élection présidentielle en RDC.

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Le porte-parole du gouvernement congolais qui opine que « le créateur ne peut pas avoir peur de la créature… Joseph Kabila ne peut avoir peur de Katumbi qu’il a fabriqué de ses mains et à qui il a donné tous les moyens pour qu’il rayonne aujourd’hui », a estimé que cette annonce était prématurée, dans la mesure où les règles de jeu ne seraient pas encore fixées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui ne dispose pas jusqu’à présent,  d’un fichier électoral fiable, ni d’un calendrier aussi prévisible que possible.

Election dans le délai constitutionnel est-ce possible?

Aucun observateur sérieux de la politique congolaise ne peut s’avancer sur une telle affirmation. Ce qui est sûr et certain est que la classe politique congolaise, toutes  tendances confondues, mais également,  la communauté internationale qui apporte son soutien financier, sont toutes conscientes que même avec toutes les bonnes volontés du monde, il est techniquement et matériellement improbable d’organiser de  bonnes élections présidentielles justes, transparentes et apaisées dans le temps qui  nous reste.

En plus du temps matériel qui ferait défaut pour organiser les élections dans le délai prévu, il y a ce que j’appelle « un vrai faux problème du futur politique de Joseph Kabila » qui, depuis plus d’année, anime le débat politique en RDC. Comme si la Constitution était muette à ce sujet, il est difficile de mettre fin au débat sur la candidature de Joseph Kabila et à l’inquiétude que cela suscite auprès de l’opinion publique congolaise qui se demande si le président sortant allait se représenter pour un troisième mandat, en violation de la Constitution; lui qui totalise déjà 15 ans d’exercice du pouvoir.

En effet, même si l’intéressé ne s’est jamais prononcé ouvertement à ce sujet, il y a des signes qui ne trompent pas. Tous ceux, y compris dans sa famille politique, qui s’opposent publiquement à son éventuel troisième mandat savent pertinemment bien ce qui les attend. L’exemple le plus patent est celui des  responsables de  sept partis politiques de la majorité présidentielle, du groupe  dénommé « G7 », signataires de la lettre adressée au président Kabila en septembre 2015. Ils ont tous été révoqués  dans les différentes fonctions qu’ils occupaient au sein du gouvernement, dans les entreprises publiques et au sein du Parlement. Ce qui, bien évidemment, conforte les pressentiments de ceux qui soupçonnent le président Kabila de vouloir s’accrocher absolument au pouvoir au-delà du délai constitutionnel. Son mutisme à ce sujet nourrit,  à la fois,  la crainte, la méfiance et l’intransigeance de la classe politique, et débouche finalement sur une crise politique qui ne dit pas son nom, mais qui paralyse pratiquement toute organisation apaisée de prochaines élections présidentielles et législatives.

Pour clarifier,  une fois pour toutes,  cette situation et trouver un compromis nécessaire aux préoccupations majeures des uns et des autres, qui minent le processus électoral, la communauté internationale et une frange majoritaire de la classe politique congolaise ont appelé vivement au dialogue politique pour baliser le processus électoral et tenir le scrutin présidentiel crédible et apaisé. Mais,  force est de constater que depuis sa désignation, bientôt deux mois passés, comme médiateur international par l’Union africaine, avec le soutien des Nations Unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie, pour lancer le processus de dialogue politique, le Togolais Edem Kodjo ne parvient,  visiblement pas,  à nager convenablement dans le marigot congolais plein de  caïmans. M. Kodjo peine à constituer le bureau du comité préparatoire de ce forum, alors que les jours qui restent avant les élections se comptent sur le bout de  doigts.

Avec un tel retard, on se demande si le diplomate togolais va-t-il réellement tenir sa parole? Lui qui, dans une des  ses déclarations, s’était engagé à respecter la Constitution de la RDC ainsi que les délais fixés pour l’élection présidentielle. Tout compte fait, aucun observateur averti ne pouvait s’en douter de l’issue catastrophique d’une telle manœuvre suspicieuse à la veille des échéances électorales importantes. Comme qui dirait « la diplomatie est la dentelle de l’hypocrisie».

Pourquoi Moïse Katumbi fait-il peur?

Le bilan de 15 ans au pouvoir de Joseph Kabila est loin d’être reluisant quand il s’agit de l’amélioration du vécu quotidien de la grande majorité de la population congolaise. Les différents gouvernements constitués n’ont certainement pas contribué à améliorer la situation du Congolais lambda. Il ne fait donc aucun doute que le candidat de la majorité présidentielle ait du mal à présenter des réalisations concrètes issues des promesses faites et des attentes légitimes du peuple congolais, tant sur le plan sécuritaire, économique que  social.

De plus, les prétendants à la magistrature suprême ont,  finalement,  compris que pour maximiser leur chance, advenant la candidature du président sortant, en violation de la Constitution, la seule alternative  pour l’opposition politique, dans une élection à tour unique, est celui de fédérer leurs forces autour de l’un d’entre eux qui réunit suffisamment d’atouts pour battre Joseph Kabila. En effet, une campagne présidentielle n’est pas qu’un bon programme, c’est un ballet complexe mettant en jeu simultanément plusieurs facteurs, dont les moyens financiers, matériels et humains. De plus, une bonne équipe de campagne est le premier élément essentiel sur lequel peut reposer une victoire.

A  cet effet et comme nous l’avions déjà écrit autrefois, Moïse Katumbi présente un avantage comparatif du fait qu’il dispose de  moyens matériels et financiers nécessaires pour mener une campagne électorale sur l’ensemble du territoire congolais, grand comme un continent, sans infrastructures de transport. A  titre d’exemple malheureux, aux élections de 2006 et 2011, la plupart des candidats ont fait campagne seulement à Kinshasa et dans leurs provinces respectives, faute de moyen de transport pour couvrir l’ensemble du territoire national.

Un autre fait est la popularité de M. Katumbi qui faisait certainement peur à Joseph Kabila même pendant qu’il était gouverneur de la province du Katanga. Le capital de sympathie dont jouit Moïse Katumbi auprès de la population congolaise et,  particulièrement,  de la jeunesse congolaise n’est pas dû à sa fortune, mais bien à son engagement sportif. En effet, on a beau dire que le sport n’a rien à avoir avec la politique, il reste que le sport n’est pas qu’un jeu, c’est un enjeu. Patron d’un grand club de football africain qui fait la fierté du Congo, Moïse Katumbi peut bien se servir encore des exploits sportifs de son équipe de football comme étalon de success-story pour courtiser l’électorat jeune, un groupe d’électeurs le plus nombreux en RDC. Ceux qui pensent que sport et politique ne se mélangent pas,  font de l’aveuglement volontaire.

Enfin, la RDC n’étant pas n’importe quel pays d’Afrique, plusieurs groupes d’intérêts financiers ont un regard intéressé sur ce qui se passe dans ce pays. Ces groupes d’intérêts ont des relais dans les arcanes du pouvoir politique de leurs pays. Ceci dit, il est toujours nécessaire de savoir lire et comprendre tous les faits et gestes des partenaires internationaux et des puissants de ce monde en ce qui concerne les enjeux électoraux en RDC. Moïse Katumbi réussit bien au niveau intérieur à rassembler autour de lui plusieurs partis et regroupements politiques qui soutiennent sa candidature et constituent une force politique dans l’éventualité d’une candidature de Joseph Kabila. Sur le plan extérieur également, en lisant les médias internationaux qui sont souvent les portes voix de leur gouvernement, c’est une candidature qui attire l’attention. Mais,  M. Katumbi devrait approcher également des gens comme Noël Tshiani Muadiamvita et Freddy Matungulu qui connaissent bien les arcanes des institutions de Breton  Woods, pour l’aider à fignoler son programme économique afin de sortir ce pays, doté d’immenses richesses, de la pauvreté.

 

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RDC : la police encercle Moïse Katumbi au lendemain de l’annonce de sa candidature

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On ignore encore si l’élection présidentielle prévue fin novembre en RDC se tiendra dans les délais, mais la campagne, elle, a bel et bien commencé. En déclarant mercredi 4 mai au soir sa candidature, Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a crispé un peu plus la majorité présidentielle et certains pans de l’opposition. Si ses partisans attendaient depuis longtemps que leur champion sorte du bois et ont fêté l’annonce, les réactions sont naturellement plus mitigées de l’autre côté du spectre politique.

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« Prématuré, à mon avis », a ainsi lâché Félix Tshisekedi, pourtant proche de Moïse Katumbi. Les deux hommes s’étaient rencontrés à Paris en décembre 2015, pour évoquer une candidature commune. « Il est candidat pour quelles élections, et qui auront lieu à quelle date ?, s’interroge aujourd’hui le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS. Il faut d’abord s’assurer d’avoir un processus électoral crédible et à bonne date, avant de se jeter dans le bain. »

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La charrue avant les bœufs ?

Si Moise Katumbi s’est finalement prononcé, c’est pour desserrer l’étau du pouvoir alors que les forces de l’ordre ne cessent de réduire sa marge de manœuvre, soulignent plusieurs observateurs. Après l’avoir empêché de tenir un meeting le 24 avril, la police a encerclé le 5 mai sa résidence à Lubumbashi, faisant craindre une arrestation imminente, avant de se retirer sous pression des casques bleus de la Monusco qui avaient eux aussi pris position aux abords du domicile de l’ex-gouverneur du Katanga à sa demande.

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Si l’annonce de la candidature de Moïse Katumbi a pris de court une partie de l’opposition, les différends sur le rythme à tenir face au régime de Joseph Kabila et sa volonté de faire « glisser » le calendrier électoral ne sont pas nouveaux. En janvier, l’UDPS avait déjà jugé que Moïse Katumbi mettait la charrue avant les bœufs en plaidant pour des primaires au sein de l’opposition. Désormais, certains s’inquiètent. Le député Juvénal Munubo, de l’Union pour la nation congolaise (UNC), estime que la candidature déclarée de M. Katumbi pourrait « fragiliser » les efforts pour « pousser le pouvoir à accepter l’alternance de façon démocratique et apaisée ». Et l’élu du troisième parti d’opposition de poursuivre : « Le risque, c’est d’assister à la dispersion des opposants au lieu qu’ils unissent leurs énergies pour arracher le respect de la constitution. »

A l’inverse, le député Francis Kalombo, qui a participé à la naissance du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation du président Kabila, dont Moïse Katumbi a été l’un des cadres, juge que le moment opportun. Plus encore : le fait qu’il porte un « projet d’opposition commun » est une « très bonne chose pour la consolidation de la démocratie dans notre pays », assure l’élu, rallié à l’ex-gouverneur.

Un avis partagé par plusieurs autres plateformes de l’opposition (G7, Alternance pour la République, Collectif des Nationalistes), qui ont récemment désigné Moïse Katumbi comme leur candidat à la magistrature suprême. « On ne peut pluslaisser Joseph Kabila dicter l’agenda, insiste Delly Sesanga, député et président d’Alternance pour la République. Cette candidature permet de susciter le débat sur un projet, de travailler l’opinion publique. Si l’opposition ne parvient pas à semettre d’accord sur une candidature commune, les électeurs devront savoir quels choix s’offrent à eux. »

« Il est pris de panique »

Le 4 mai, la justice congolaise a annoncé qu’une enquête avait été ouverte sur la présence de « mercenaires » dans l’entourage de l’ex-homme d’affaires, lui imputant la préparation d’une « épreuve de force » pour faire prévaloir sa démarche. Quatre personnes ont été arrêtées, dont un ressortissant américain.

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Pour le ministre en charge des relations avec le Parlement, Tryphon Kin-Kiey, très hostile à l’homme fort de Lubumbashi, c’est la perspective de devoir s’expliquer qui a poussé Moïse Katumbi à « sortir du bois ». « Il se reproche quelque chose. On annonce des poursuites et le soir, il annonce sa candidature… C’est une fuite en avant ! Il est pris de panique, il a peur parce qu’il est assiégé. Il est le premier à se déclarer candidat pour une élection qui n’est même pas fixée… Il va faire comment ? Lui, il va organiser les élections sans la CENI [commission électorale nationale indépendante] ? »

« L’empêcher de parler, le coincer, l’étouffer »

Moïse Katumbi a démenti la formation de milices que lui imputaient des responsables et des médias. L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa semble lui donner raison. Dans un communiqué envoyé à la presse jeudi 5 mai, elle se dit« profondément préoccupée » par les « fausses allégations » prononcées la veille par le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba. Contredisant le ministre, l’ambassade affirme que le citoyen américain arrêté « n’était pas armé » et que« les allégations selon lesquelles il était impliqué dans des activités mercenaires sont fausses ». « Il travaille dans une société privée américaine qui fournit des services de consultation à des clients à travers le monde entier », précise le communiqué.


Pour l’instant, Moïse Katumbi persiste et signe. « Quoi qu’il arrive, je maintiens ma candidature (…). La démocratie gagnera », a-t-il tweeté, tout en déclarant à l’AFP qu’il avait sollicité la protection de l’ONU. Mais pour Timothée Mbuya, président de L’ONG Justicia, le pire est peut-être à venir. « On peut s’attendre à des faux témoignages, dit-il à propos de l’enquête sur les « mercenaires » arrêtés. Mais plus que l’emmener en justice, il semble que le pouvoir veuille à tout prix le maîtriser, l’empêcher de parler, le coincer, l’étouffer pour qu’il comprenne qu’il est indésirable, et qu’il ferait mieux d’aller en exil. »

 

Source :lemonde.fr

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RDC : Moïse Katumbi n’est pas arrêté ! C’est grâce à la Monusco qu’il a…

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Moïse Katumbi n’est pas arrêté ! C’est grâce à la Monusco qu’il a échappé à une arrestation.

Accusé formellement le mercredi 04 mai 2016 d’avoir recruté des mercenaires étrangers et de vouloir déstabiliser les institutions de la République, Moïse Katumbi, l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga était donné pour arrêté hier jeudi 05 mai dans la matinée. Des sources contactées par Le Phare ont démenti l’arrestation du président du TP Mazembe mais confirmé la persistance d’une forte présence policière autour de sa résidence, au quartier Golf.    Selon l’intéressé lui-mêmes, c’est grâce à la Monusco qu’il a échappé à une arrestation. C’est à l’arrivée des casques bleus dans sa résidence que la police congolaise a décroché.

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A en croire son entourage, des policiers y patrouillent jour et nuit depuis le meeting, jugé non autorisé, qu’il avait tenté d’organiser le dimanche 24 avril 2016 à Lubumbashi et qui était dispersé par les forces de l’ordre. Moïse Katumbi serait-il en résidence surveillée ? Officiellement non… Toutefois, l’injonction donnée par le ministre Thambwe Mwamba au Procureur Général de la République d’ouvrir une enquête à sa charge, au motif qu’il détient la preuve palpable du recrutement et de l’utilisation des mercenaires étrangers à son
service, laisse penser que sa mise en accusation et son arrestation seraient imminentes.

On rappelle que selon l’acte d’accusation égrené par le ministre de la Justice devant la presse, 658 Américains ont franchi la frontière congolaise, à partir de l’ex-Katanga, entre janvier et avril 2016. Un certain Lewis Dari, ex-Marines dans l’armée américaine de 1985 à 1989, et actuellement entre les mains des services spéciaux à Kinshasa, est présenté comme le cerveau moteur de la bande des mercenaires au service de Moïse Katumbi.

Auditionné en présence du Chargé d’Affaires et du Consul des USA à Kinshasa, a indiqué le ministre de la Justice, Lewis Dari a révélé avoir déjà collaboré avec le group Black Walter Security, spécialisé dans l’utilisation des mercenaires à travers le monde et qu’il a déjà effectué des missions en Afghanistan, au Kosovo, en Irak, au Burundi et aux Emirats Arabes Unis. Sa spécialité consiste en la protection rapprochée des personnalités, l’entrainement, la formation, l’anti-terrorisme, le maniement d’armes, etc. Bref, selon Tambwe Mwamba, cet Américain fait partie d’un redoutable réseau basé en Virginie, aux USA, qui opère sous le label de Jones Group
International, dont le relais congolais est Bomba Security, une société de gardiennage illégale dirigée par un acolyte de Moïse Katumbi, un certain Muasilua Corneille.

Moïse Katumbi parle d’allégations mensongères

Réagissant hier aux accusations portées contre sa personne par le ministre de la Justice, Moïse Katumbi les a qualifiées de « mensongères et farfelues ». S’agissant de l’enquête à ouvrir à sa charge, il a exigé qu’elle ait un caractère international. Celui qui est connu pour être l’auteur de la célèbre métaphore sur le « troisième faux penalty » – une expression de son opposition au troisième mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonction – vient de lever le voile sur ses ambitions politiques, en annonçant, le mercredi 04 mai, sa candidature à l’élection présidentielle supposée se tenir en novembre 2016.

Du « Coup monté et manqué » au pasteur Mukungubila

L’affaire Moïse Katumbi intervient à un moment de fortes turbulences politiques. D’où, l’opinion tant nationale qu’internationale, fortement intéressée par le dossier, attend des limiers du Parquet général de la République des investigations sérieuses, de nature à faire éclater la vérité. Le vœu de tous qu’il ne reste aucune zone d’ombre, de façon à éviter la contestation des résultats d’enquête et, au finish, la sanction qui devrait en découler au niveau des instances judiciaires. S’il faille interpeller l’incriminé, le faire arrêter et le traduire en justice, la moindre des choses serait d’établir clairement sa culpabilité.

Le souci des millions des Congolais et Congolaises est que les gestionnaires du dossier de ce candidat à la présidentielle de 2016 leur permettent de savoir si l’affaire des mercenaires repose sur des faits palpables et indiscutables. Car, la crédibilité du pays est en jeu, du fait de l’implication des citoyens dont la nationalité peut prêter à équivoque, en raison de la position de leur pays face au processus électoral.

L’histoire récente du pays est tellement truffée de vrais-faux complots que cela laisse souvent un arrière-goût de règlements des comptes. C’est le cas par exemple du « Coup monté et manqué » en 1975, sous le régime de feu le Maréchal Mobutu, auquel personne n’avait accordé le moindre crédit. On allait se rendre compte, au terme du procès, que l’armée nationale était soumise à une véritable épuration de plusieurs de ses officiers supérieurs, dont les généraux Katsuva, Tshikeva et Utshudi, le colonel Omba, le major Mpika, etc.

La seconde épuration allait intervenir en 1978, avec le procès des « Terroristes », marquée par l’affaire des « enveloppes », à savoir le renvoi de l’armée d’officiers généraux, supérieurs et sous-officiers originaires du Bas-Congo, du Bandundu, des deux Kasaï, du Katanga et du Kivu. C’était le début de la désintégration des ex-FAZ (Forces Armées Zaïroises), incapables faire face aux invasions du pays par les Tigres de Mbumba Nathanaël en 1977 (guerre des 80 jours avec l’appui des soldats marocains) et les rebelles de Laurent Désiré Kabila à Moba en 1978, puis taillées en pièces par l’AFDL en 1997.

Il y a aussi le procès des « Mutins de la Voix du Zaïre » (1992), un groupe de sous-officiers et soldats semi-analphabètes accusés d’avoir voulu renverser Mobutu après s’être présentés à la télévision nationale à bord d’un bus de transport en commun. On n’a pas oublié la randonnée d’Eric Lenge, tout seul, à travers les artères de Kinshasa, après avoir déclaré à la radiotélévision nationale que le régime Kabila venait de tomber, avant de disparaître dans la brousse de N’Djili/Brasserie, dans la banlieue Est de Kinshasa. On se souvient aussi des attaques du Camp Tshatshi, de la RTNC, des aéroports de Lubumbashi et de Kindu, par des adeptes du pasteur Mukungubila le 30 décembre 2013, avec des armes rudimentaires, des machettes et des flèches… en vue de renverser les institutions républicaines.

Enfin, il y a eu le procès d’Etienne Kabila Taratibu et plusieurs Congolais accusés de préparatifs d’une insurrection armée contre le pays à partir du territoire sud-africain, acquittés l’année dernière, faute de preuves. Il y a tellement de complots dénoncés et procès menés dans des onditions peu claires que le peuple congolais voudrait connaître la vérité vraie dans le dossier de Moïse Katumbi.
Kimp