Tag Archives: Le journaliste Mike Mukebayi libéré

Uncategorized

RDC : Le journaliste Mike Mukebayi libéré après 11 mois dans la prison de Makala CPRK

Published by:

mike

Mike Mukebayi Nkoso, journaliste de son état et Directeur du bihebdomadaire Congo News, journal paraissant à Kinshasa, hume l’air libre, depuis le jeudi 16 juillet 2015 dans la soirée. Il a quitté effectivement le Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK) ex. Prison Centrale de Makala,  après avoir purgé toute la peine de l’Arrêt le condamnant à 11 mois de prison. 

Arrêté à son domicile, jeudi 21 août 2014 vers 6 heures du matin par un groupe d’éléments de la Police nationale congolaise, le journaliste Mike Mukebayi a quitté effectivement la Prison Centrale de Makala. Après son arrestation, il a été détenu pendant quatre jours dans les installations du Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, avant d’être transféré au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK) où il a été détenu. Il a été officiellement poursuivi pour « imputations dommageables » au regard de l’article publié, vendredi 18 juillet 2014, dont le titre était intitulé : «Monsengwo : Honte et opprobre à un cardinal vendu au régime».  Le journaliste était passé pour la première fois en chambre du Conseil dudit tribunal, le 1er  septembre 2014. Après avoir rejeté la demande de sa mise en liberté provisoire, le Tribunal avait décidé de placer le journaliste en détention préventive de 15 jours au CPRK.

Le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe statuant en chambre du Conseil avait rejeté pour la troisième fois la  demande formulée par le collectif des Avocats du journaliste pour sa mise en liberté provisoire. Ainsi donc, le dossier Mukebayi sera examiné au fond au Tribunal de paix de Kinshasa/ Gombe où il a été condamné à une peine de onze mois ferme.

Alors que les professionnels des médias se préparaient à  l’accueillir au sortir de la prison prévue en principe le vendredi 17 juillet, ils ont été surpris d’apprendre que c’est le jeudi  15 juillet 2015, dans les heures de l’après-midi, que Mike Mukebayi Nkoso, en homme libre, humait l’air frais de Lingwala. La réception lui réservée n’est que partie remise.

 

 

L’association de défense et de promotion de la liberté de la presse Freedom for journalist-@frique(FFJ), a appelé, le week-end, les responsables de la prison centrale de Makala, à faire cesser d’incessantes menaces au couteau et de mort proférées à ce journaliste condamné et qui devra recouvrer la liberté le 17 juillet.

À en croire cette ONG, le journaliste et directeur du trihebdomadaire RD Congo News, condamné à onze mois de prison ferme pour « imputations dommageables », est menacé par Jean-Pierre Kazamba, en détention et connu officiellement à la prison comme un colonel de l’armée régulière et « gouverneur » du pavillon I de Makala.

S’appuyant sur l’information parvenue à son Département d’assistance judiciaire, FFJ-@frique, a noté que Kazamba reprocherait au journaliste d’avoir donné, alors qu’ils regardaient la télévision, un avis jugé défavorable sur le discours télévisé du président Kabila prononcé à l’occasion du 55ème anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance.

On rappelle que Mike Mukebayi est censé recouvrer la liberté le 17 juillet. Il a été arrêté le 21 août 2014 dans sa résidence, par des éléments de la police nationale en tenue civile, porteurs des deux mandats d’amener, l’un contre Mukebayi et l’autre contre John Tshingombe, directeur de publication, contraint, depuis lors, à la clandestinité.

Mukebayi a été entendu sur un procès-verbal le même jour de son arrestation par un inspecteur des parquets pour « imputations dommageables ».

La justice reprochait à Mike Mukebayi d’avoir laissé publier l’article intitulé « Monsengwo : Honte et opprobre à un cardinal vendu au régime », paru dans l’édition 028 du vendredi 18 juillet 2014. Dans cet article querellé, signé Congo News, l’auteur avait critiqué que le primat de l’église catholique romaine de la RD Congo ait « prêté son visage et sa voix à un spot publicitaire de Vodacom », pour un « montant d’un million de dollars sous couvert d’assistance à l’Eglise ».