RDC : plusieurs morts à Goma lors d’une manifestation appelant au départ de Kabila

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Les corps de quatre civils gisaient dans leur sang à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, en marge d’une manifestation de la société civile appelant au départ du président Joseph Kabila fin 2017, a constaté lundi 30 octobre un correspondant de l’Agence France-Presse. « Le corps d’un policier lapidé » était aussi « étalé sur le sol » dans le quartier voisin Mabanga.

Les circonstances précises des morts n’étaient pas établies dans l’immédiat, selon le journaliste. Cette manifestation a été organisée par le collectif d’actions de la société civile (CASC), dont le mouvement Lutte pour le changement (Lucha).

En République démocratique du Congo, plusieurs organisations de la société civile dont le mouvement citoyen La Lutte pour le changement, la Lucha, avaient appelé la population de Goma à observer une journée ville-morte ce lundi 30 octobre depuis le matin pour obliger le président Joseph Kabila à quitter pacifiquement le pouvoir. Mais les choses ont dégénéré et un bilan provisoire fait état d’au moins cinq tués, dont un policier. Retour sur les événements de ce matin.

Il est difficile de dire ce qui s’est passé exactement ce matin dans la ville de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu en RDC, car les versions divergent. Selon les organisateurs de la journée ville-morte, l’appel a été entendu. Commerces, écoles et marchés étaient fermés ce matin et, dans certains quartiers, des jeunes avaient érigé des barricades avant de se mettre à manifester dans les rues.

La police serait alors intervenue en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles pour tenter de disperser les manifestants. Ceux-ci ont réagi en incendiant le bureau de police du quartier populaire de Majengo, dans le nord de la ville.

L’un des organisateurs de la journée ville-morte, Ghislain Muhiwa, de la Lucha, assure que c’est à ce moment-là que quatre civils ont été tués par des balles de la police. Fous de rage, les jeunes se seraient alors jetés sur les policiers à coup de pierre. Bilan : un policier tué et deux autres grièvement blessés.

Calme précaire

Le maire de Goma donne une tout autre version des faits. Dieudonné Malere Mamicho dénonce un mouvement qu’il qualifie d’insurrectionnel. Des jeunes armés de machettes, de couteaux et de pierres auraient attaqué les forces de l’ordre ce matin vers 8 h, heure locale. Il y a eu des morts et des blessés dit le maire qui est en train de faire le tour de sa ville. Il promet de donner un bilan de ces violences plus tard dans l’après-midi.

Pour le moment, un calme précaire règne dans cette ville de l’extrême est de la RDC, mais le bilan de ces violences pourrait être encore plus lourd selon des sources concordantes sur place.

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