RDC: les Églises dénoncent « les tueries et pillages » que commettent les forces de l’ordre à Kananga

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La Commission diocésaine de communication sociale de Kananga, une structure de l’église catholique, dénonce « les tueries et pillages » que commettent les forces de l’ordre dans la commune de la Nganza, dans la ville de Kananga.

 

 

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Dans un communiqué publié ce jeudi et intitulé «carnage des forces loyalistes dans les trois communes sur cinq de la ville de Kananga», l’abbé Bruno Ntumba, coordonnateur de cette commission, déplore le «comportement inacceptable des forces de l’ordre à l’endroit des citoyens Congolais innocents.

« D’après tous les témoignages recoupés, les forces de l’ordre entrent dans les domiciles des habitants et demandent de l’argent. Vous donnez, on vous laisse la vie sauve, vous ne donnez pas on tire sur vous à bout portant. Ceux qui sont tués, il y a des militaires qui vous disent que parce que vous cachez les miliciens chez vous et que vous ne voulez pas les dénoncer, et donc, nous devons en finir avec vous. C’est tout à fait inacceptable. La population a fui dans la brousse. Il faut aller chercher et sécuriser cette population, pour lui redonner confiance. On a affaire-excusez-moi le terme est trop dur-à des bandits», s’indigne l’abbé  Ntumba.

Il affirme que l’opération de ratissage des forces de l’ordre a plongé la ville de Kananga dans «la désolation totale et une situation humanitaire très fragile», appelant au passage à l’arrêt immédiat de cette opération.

«Que l’Etat nous assure la sécurité et que les humanitaires descendent sur toute la ville de Kananga. Les communes de Nganza, Katoka, Kananga, Ndesha, sont des communes sinistrées. Des gens ont perdu beaucoup de leurs biens. Il  y a des gens qui ont perdu leurs maris, des femmes, des parents,…c’est vraiment une situation de désolation», se lamente-t-il.

Le renfort des militaires FARDC venu à Kananga s’est cantonné d’abord dans la commune de Nganza «au motif que c’est le bastion du grand Chef Kamuina Nsapu». Les maisons sont perquisitionnées au motif de rechercher les miliciens, certaines personnes sont tuées et les biens de valeurs extorqués, souligne le pasteur.

 

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