France: Renvoyées de force au Congo par leur père et belle-mère, deux jumelles lancent un SOS

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Ketia et Algrace habitaient Saint-Étienne depuis deux ans. Leur père et leur belle-mère les ont renvoyées à Kinshasa. Une marche est organisée samedi 21 octobre pour exiger leur retour

C’est l’histoire de deux petites filles de 10 ans. Des jumelles venant du Congo, qui étaient scolarisées à l’école Gaspard-Monge de Saint-Étienne l’an dernier mais qui n’ont pas fait la rentrée de septembre. Le directeur de l’école a eu de leurs nouvelles de manière plutôt insolite. Il y a une dizaine de jours, il a reçu des centaines d’appels de Congolais, du monde entier, qui réagissaient à une vidéo postée par les deux petites retournées dans leur pays natal, contre leur gré. Dans ce film, on entend parler Ketia et Algrace, de leur école stéphanoise, leur institutrice et leurs amies. Et surtout de leur volonté de revenir à Saint-Étienne pour poursuivre leur scolarité.

On peut aussi constater les conditions difficiles de leur vie actuelle, relayées d’ailleurs par la grand-mère qui les a accueillies et qui s’inquiète pour leur avenir. Contactée par le directeur de l’école, qui a aussi alerté l’Inspection académique, l’association des ressortissants congolais de Saint-Étienne a alors pris l’affaire en main. « On a pu voir une vidéo dans laquelle un journaliste congolais présente l’histoire des deux fillettes”.

Leur père parle de « sorcières »

Il était dit qu’elles habitaient à Saint-Étienne depuis deux ans et qu’elles avaient été renvoyées à Kinshasa par leur père et leur belle-mère, en prétextant qu’elles étaient « sorcières », explique Rhonny Monsenkwe, membre de l’association qui a déposé un acte de dénonciation d’expulsion illégale, le 18 octobre, auprès du procureur de la République.

Avant cela, l’association est entrée en contact avec le père de Ketia et Algrace – qui a le statut de réfugié politique et qui a donc fui son pays pour sa dangerosité- en lui demandant de fournir les passeports des deux enfants dans le but de les faire revenir. « Il était d’accord dans un premier temps puis a changé d’avis », poursuit Rhonny Monsenkwe.

Alors, ce samedi, l’association organise une marche. Le cortège constitué de Congolais, d’enfants qui ont connu Ketia et Algrace, de parents d’élèves, d’enseignants a prévu de passer devant l’école Gaspard-Monge pour terminer son parcours à proximité du quartier Saint-François. Là où habitent le père et la belle-mère. Lire l’article au complet sur leprogress.fr

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