Congo Brazza : vers la fin du phénomène des demi-terrains

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200 autobus de 70 places assises chacun ont récemment été réceptionnés à Pointe-Noire, la capitale économique, par les autorités congolaises.

Sortis fraîchement d’usine en Inde et acquis sur fonds propres de l’Etat congolais, 200 autobus, adaptés à la nature des routes congolaises, apporteront, dans un avenir proche, une solution à l’épineux problème du transport urbain en commun dans les principales agglomérations du pays.
Les bus ont déjà été livrés aux responsables municipaux de Brazzaville et Pointe-Noire, à raison de 100 par ville. Reste le top pour leur mise en circulation.
Pour l’heure, il est en train d’être procédé au recrutement de 400 chauffeurs. Cependant, du côté des gens dont le métier est de conduire, on constate une certaine réticence. Jusqu’au 30 mars dernier, en effet, à peine 100 personnes avaient fait acte de candidature. Quelle explication, faut-il donner à ce manque d’enthousiasme dans un pays où de nombreux jeunes, en quête d’un premier emploi, détiennent pourtant des permis de conduire ? Faut-il penser, à juste titre, que ces certificats sont des faux ? Bien malin qui saura le dire.

Entre-temps, le transport en commun à Brazzaville et à Pointe-Noire est entièrement assuré par les opérateurs privés qui, naturellement, se frottent les mains, à cause de la démission de l’Etat. Les usagers de la route en payent un lourd tribut. Pour partir, par exemple, du quartier Kinsoundi, au sud de Brazzaville, et gagner le lycée Pierre Savorgnan de Brazza, vers le centre ville, un élève de cet établissement doit dépenser pas moins de 1000 francs Cfa par jour, aller-retour. C’est la conséquence du phénomène « des demi-terrains ».

Un phénomène qui a encore de beaux jours devant lui, tant les mesures préconisées par les pouvoirs publics pour lui tordre le cou ont été inefficaces.

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